Politique monétaire dans les économies industrialisées avancées

BIS Annual Economic Report  | 
27 juin 2005
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Aux états-Unis, où l'expansion économique s'est poursuivie à un rythme soutenu et où les risques semblaient venir de possibles tensions inflationnistes, la Réserve fédérale a commencé à resserrer les conditions monétaires en relevant le taux cible des fonds fédéraux de façon progressive et mesurée. Dans la zone euro, une croissance décevante et l'appréciation du change ont continué de contenir les tensions inflationnistes, ce qui a incité la BCE à ne pas modifier son taux directeur. La Banque du Japon a maintenu le sien à zéro, face à des obstacles économiques et financiers suffisamment puissants pour différer la sortie de la déflation ; sa politique d'assouplissement quantitatif est devenue plus délicate à appliquer quand la demande de liquidités a commencé de se modifier. En bref, la politique monétaire dans les économies du G 3 est restée accommodante durant la période analysée.

Dans les autres économies à objectif d'inflation, certaines banques centrales ont suivi une orientation très accommodante, d'autres plus neutre. Les facteurs extérieurs, en particulier la hausse des cours des produits de base (pétrole surtout), ont exercé une influence dominante. Le parallélisme de la situation actuelle avec la fin des années 60 et le début des années 70 est frappant : une analyse comparative permet de préciser les risques auxquels les autorités monétaires pourraient se trouver confrontées.